Maladies des valves cardiaques : les soigner à temps !


L’Alliance du cœur a organisé une Journée européenne de sensibilisation sur les maladies des valves cardiaques, encore trop peu connues du grand public.

 

Depuis plusieurs années, les cardiologues s’alarment : les pathologies des valves cardiaques ne cessent d’augmenter ! Elles concernent aujourd’hui 2 % de la population et 13 % des personnes de plus de 75 ans. Et comme les prévisions indiquent qu’en 2060 une personne sur trois aura plus de 60 ans en France, il est urgent d’agir ! Et de faire un peu de pédagogie. Le cœur comporte 4 valves : des petits clapets qui s’ouvrent et se ferment à chaque battement de cœur, environ une fois par seconde pendant toute la vie. Du fait de l’avancée en âge ou de certaines maladies, ces valves peuvent être altérées : dans le cas de figure de loin le plus fréquent, elles rétrécissent, deviennent trop étroites, et le sang n’arrive plus à circuler dans les cavités du cœur. Du coup, ce dernier ne peut plus remplir sa fonction normalement, et il se fatigue.

 

Des signes d’alerte méconnus

 

Le problème, c’est que les signes d’alerte ne sont pas suffisamment connus des Français. « En cas de rétrécissement aortique, les patients peuvent présenter des difficultés inhabituelles pour  respirer : c’est le premier symptôme. Ensuite, ils peuvent souffrir de douleurs de poitrine, avec cette sensation que cela serre au niveau du coeur. Autres symptômes courants : des malaises ou des syncopes. Tous ces signes chez un patient de plus de 70 ans doivent inciter à consulter », explique le Dr Patrick Assyag, Vice-président de la Fédération Française de Cardiologie. Le diagnostic repose essentiellement sur l’échocardiographie doppler qui permet de visualiser les valves cœur. Pour traiter ces rétrécissements, il n’y a pas de médicament. Mais la chirurgie, à cœur ouvert ou pratiquée de façon mini-invasive, permet de poser une valve artificielle. On remplace environ 25 000 valves chaque année en France. Quand la maladie est traitée, et donc la valve malade changée, les patients sont guéris.

 

Brigitte-Fanny COHEN