ATTENTION AUX PIQURES DE L’ETE


Ils sont la bête noire des vacanciers : ne laissez pas les insectes perturber votre été

 

Les hyménoptères: abeilles, guêpes et autres frelons injectent leur venin en plantant leur dard dans la peau. Le plus souvent, la piqûre est bénigne et provoque seulement une inflammation et une douleur locales, avec parfois des démangeaisons pendant 24 à 48 heures. En cas de piqûre d’abeille, il faut retirer le dard avec une pince à épiler, sans appuyer sur la poche à venin. Dans certains cas –piqûres multiples ou sujets allergiques- la réaction peut être très forte et entraîner un choc anaphylactique : urticaire généralisée, malaise, œdème du visage, chute de tension, syncope… Les personnes ayant une allergie connue doivent se munir d’un kit d’injection d’adrénaline.

Les araignées : en France, ces bêtes velues sont le plus souvent inoffensives, hormis une espèce potentiellement dangereuse, la veuve noire, qu’on peut croiser en Corse et dans des zones sauvages du Sud-Est : sa morsure provoque notamment des douleurs musculaires, éventuellement une paralysie locale. Une prise en charge médicale par le SAMU est indispensable. Dans les autres cas, la piqûre d’araignée entraîne rougeurs, démangeaisons et gonflement de la peau.

Les moustiques : En été, les moustiques sévissent à la mer comme à la campagne. La plupart du temps ils sont inoffensifs, même s’ils occasionnent toute une série de désagréments : boutons, rougeurs, démangeaisons… Le moustique tigre, vecteur possible de maladies comme la dengue et le chikungunya, s’est installé dans une vingtaine de départements, notamment dans le sud de la France. Il est attiré par les eaux stagnantes, lieux qu’il faut éviter pour s’en protéger.

ENCADRE :Les conseils de Vincent Dubois, pharmacien à Villeurbanne (69)

En pratique, on désinfecte la piqûre d’insecte avec un antiseptique doux, non alcoolisé. On peut glacer immédiatement la piqûre pour limiter la douleur et la réaction inflammatoire. En cas d’allergie, de rougeurs, de démangeaisons, on applique une crème à base de corticoïde, associée éventuellement à un traitement antiallergique par voie orale pour limiter la durée des symptômes. Lorsque la réaction n’est pas sévère, les huiles essentielles peuvent se révéler apaisantes et anti-inflammatoires. Il faut aussi miser sur la prévention : contre les moustiques, utiliser un répulsif, surtout dans le sud de la France où sévit le moustique tigre. Et à l’étranger, dans des zones de paludisme. Le bracelet répulsif est facile d’utilisation mais le spray permet de protéger des étendues plus larges de peau. Le répulsif est indispensable aux personnes allergiques fréquentant  les piscines, lieux où de nombreuses guêpes viennent se désaltérer.

 

Brigitte-Fanny COHEN