Les nouveaux aliments détox


La détox, c’est tendance… Mais quels aliments privilégier pour bénéficier d’une vraie détox ? Un livre* qui vient de paraître apporte, études scientifiques à l’appui, la réponse à cette question.

 

La détox c’est en quelque sorte le nettoyage de l’organisme. Beaucoup de personnes la pratiquent, souvent après les fêtes de fin d’année ou des vacances ayant occasionné une prise de poids. Objectif : mettre son système digestif au repos. Cela nécessite de manger peu, de boire beaucoup –de l’eau, du thé, des tisanes- et surtout de  privilégier les aliments qui vont aider des organes comme le foie et les reins à se reposer après avoir été en surcharge de travail à cause de repas trop copieux. Par exemple, le citron qui stimule le foie, l’artichaut qui facilite la digestion, le pissenlit qui est diurétique … Mais la détox, c’est aussi se débarrasser des toxiques: des pesticides présents dans certains fruits et légumes. Ou encore des métaux lourds qu’on trouve dans certains poissons. En trop fortes quantités, ils peuvent être potentiellement cancérigènes.

 

Des dattes pour ces messieurs

 

Avis aux fumeurs : « le cresson, c’est le numéro un des aliments détox. A condition de choisir le cresson de supermarché, et non le cresson sauvage porteur parfois d’un parasite, la douve du foie. Cette salade, pauvre en calories et riche en oligoéléments, peut faire baisser dans le sang certains produits chimiques présents dans le tabac comme le benzène ou les nitrosamides », affirme le Dr Frédéric Saldmann, nutritionniste à l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris. Autre aliment détoxifiant : les dattes. « Les hommes qui en consomment seraient mieux protégés du cancer des testicules, car les dattes aident à éliminer des métaux lourds comme le cadmium présent dans certains poissons, des abats ou encore des champignons », assure le Dr Saldmann. Un aliment détox inattendu : l’avocat. « Des chercheurs ont mené une étude sur des volontaires devant manger des hamburgers bien cuits et bien gras. Une partie d’entre eux consommait en plus un avocat. Résultat : chez ces derniers, un marqueur de l’inflammation -l’interleukine 6- baissait de 30% dans le sang.  », indique le Dr Saldmann. Autrement dit l’avocat peut diminuer dans le sang la concentration de substances potentiellement  cancérigènes. Alors pourquoi s’en priver ?

Brigitte-Fanny COHEN

 

« Votre santé sans risque – vous êtes une force de la nature sans le savoir », du Docteur Frédéric SALDMANN éditions Albin Michel15