Attention aux pharmacies sur internet


Un médicament sur deux vendu sur internet est un faux. L’Institut International

de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments a lancé une nouvelle campagne

d’information.

Un faux médicament ressemble comme deux gouttes d’eau à un

vrai médicament. Il en a l’apparence: gélule, comprimé, sirop… Au mieux il est

inefficace car il ne contient pas de principe actif. Parfois, il en contient un petit

peu mais pas suffisamment. Au pire, c’est un poison mortel car il peut renfermer

des produits toxiques. Ce produit fabriqué par des trafiquants  ne soigne pas et

trompe les patients. Une enquête a montré que 4 Français sur 10 se déclarent

prêts à acheter des médicaments sur internet. En France, on peut légalement le

faire pour les médicaments sans ordonnance. Attention : seuls les pharmaciens

diplômés, ayant une officine et une autorisation, peuvent créer une e-pharmacie.

Des règles d’or

Mais les trafiquants de faux médicaments ont plus d’un tour dans leur sac. Ils

créent des sites qui donnent l’illusion de sites autorisés. Sur les 50 000

pharmacies actives sur internet, 94% sont illégales et vendent des médicaments

potentiellement dangereux pour la santé. Comment se repérer ? L’Institut

International de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments propose quelques

règles d’or à respecter. « Lorsque vous êtes sur le site internet d’une vraie

pharmacie, vous avez un logo qui apparaît : si vous cliquez dessus, vous êtes

renvoyé à la liste officielle des pharmacies autorisées en France. Sur un vrai site,

on doit retrouver le nom du pharmacien et ses coordonnées : il est donc possible

de lui téléphoner ou lui envoyer un mail pour prendre conseil », explique

Bernard Leroy, Président de l’Institut International de Recherche Anti-

Contrefaçon des Médicaments. Autre règle, et non la moindre : il faut se méfier

des prix très attractifs. « Par exemple, un célèbre médicament traitant des

troubles de l’érection est trouvé sur internet au dixième de son prix réel ! C’est

bien évidemment un faux. De plus, si on navigue sur un site apparemment

français qui vend des produits sur prescription, c’est de toute évidence un site

qui vend de faux médicaments », poursuit Bernard Leroy. Pour l’instant, 360

pharmacies françaises ont pu créer leur site internet et sont autorisées à vendre

en ligne.

Brigitte-Fanny COHEN

Pour en savoir plus :

www.le-faux- medicament-kesako.com