Le pessimisme, nouveau facteur de risque cardiovasculaire


En janvier, nous prenons tous de bonnes résolutions. La recherche médicale peut nous aider. En effet une nouvelle étude affirme que le pessimisme est néfaste pour notre santé cardiovasculaire. Et si, en 2017, nous devenions optimistes ?

 

Il s’agit d’une étude, réalisée par des chercheurs finlandais, publiée sur le site de la revue BioMed. Ces derniers ont suivi pendant 11 ans des volontaires de 52 à 76 ans. Le caractère optimiste ou pessimiste de chacun était mesuré au départ par un test psychologiqueAprès 11 ans, ces chercheurs ont analysé les informations relatives à la santé cardiovasculaire de l’ensemble des participants. Puis ils les ont croisées avec les données du test psychologique. Résultat : les plus pessimistes ont deux fois plus de risque de mourir d’une maladie cardiovasculaire que les plus optimistes. Sans doute à cause d’une augmentation  de l’adrénaline, l’hormone du stress, qui a un impact négatif sur les artères et la tension artérielle. On pourrait donc ajouter le pessimisme  à la liste des principaux facteurs de risque cardiovasculaire que sont le tabagisme, l’hypertension, le diabète et l’excès de graisses dans le sang !

 

Des lettres magiques

 

Mais le pessimisme n’est pas une fatalité. « On a en nous des techniques très simples pour passer du pessimisme à l’optimisme. Par exemple, il suffit de remplacer les ruminations par le mouvement. Marcher rapidement 6 minutes par jour permet de diminuer l’adrénaline, d’augmenter la sérotonine et les endorphines : on relève ainsi son score de bonne humeur de 30% ! », indique le Pr Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie de l’hôpital Bichat à Paris. Autre méthode infaillible : sourire. Des chercheurs ont montré que sourire, même de façon forcée, diminue l’adrénaline et la tension. « Une équipe de psychologues israéliens a trouvé 5 lettres magiques pour développer son optimisme : PERMA. P comme positif : il faut cultiver les émotions positives qui éloignent le pessimisme. E pour engagement : quand on défend une cause humanitaire ou politique, on est plus optimiste. R pour relations : être en relation avec les autres augmente le bien-être. M pour « meaning » ou sens de la vie : ce qui donne du sens rend plus optimiste. Et A pour « achievment » ou réussite : il faut se nourrir de ses succès pour devenir plus optimiste », assure le Pr Lejoyeux. Mettre en pratique ces différentes techniques permettrait de diminuer le risque cardio-vasculaire, de vivre par conséquent plus longtemps et de façon plus agréable.

 

Brigitte-Fanny COHEN