Pas de lait de vache dans le biberon des bébés


Avant un an, le lait de vache n’est pas adapté aux besoins des tout-petits. Il expose également à plus de polluants : c’est que qu’affirme un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.

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Entre 30 et 40 % des petits Français âgés de 6 mois à 3 ans ne consomment pas de lait infantile (1er, 2ème ou 3ème âge) en raison principalement de son coût trop élevé. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient tirer la sonnette d’alarme : elle rappelle que les bébés ne doivent pas recevoir de lait de vache comme boisson principale avant l’âge d’un an : « seuls le lait maternel ou les préparations infantiles permettent de couvrir les besoins du nourrisson ». A boire uniquement du lait de vache avant un an, l’enfant risque d’être en grande carence -notamment en fer-  et de ne pas bien se développer. Il peut aussi souffrir de troubles digestifs. En revanche le lait maternel ou les laits maternisés 1er et 2ème âge répondent parfaitement aux besoins de la croissance de l’enfant au cours de sa première année.

 

Des polluants dans les biberons

 

Ça n’est pas tout : l’exposition aux polluants – comme les PBB ou les dioxines –  est aussi plus élevée lorsque les bébés consomment du lait courant. Dans cette classe d’âge, les enfants buvant du lait de vache sont ainsi deux à six fois plus exposés à ces toxiques que ceux nourris avec des préparations infantiles. Attention aussi aux laits végétaux, comme le lait de soja ou celui d’amande: ils ne couvrent absolument pas les besoins nutritionnels. Mais c’est surtout l’utilisation de l’eau, nécessaire pour reconstituer le lait maternisé en poudre, que dénonce l’Anses : « l’eau est un contributeur à l’exposition à certaines substances : antimoine, argent, arsenic, baryum, plomb et strontium ». Pour celle puisée au robinet, les concentrations peuvent varier selon les régions et l’âge des canalisations. Il faut se méfier particulièrement des concentrations en plomb dans les logements anciens. Quant aux eaux minérales, il suffit de regarder les étiquettes : celles qui sont adaptées à l’alimentation du nourrisson l’affichent en toutes lettres.

 

Brigitte-Fanny COHEN