Running : courir pour le corps et l’esprit


9,5 millions de Français déclarent courir au moins une fois par semaine. Un véritable phénomène de société ! Les bénéfices du running sur la santé sont considérables.

 

Running, footing, jogging… Aucune différence! Ces termes font référence à la même pratique : celle de la course à pied. Mais on considère volontiers que le jogging et le footing concernent les sportifs du dimanche, ceux qui cherchent à bouger un peu ou perdre quelques kilos. Alors que le running est perçu comme une discipline régulière, dans laquelle on se fixe des objectifs de performance et des défis : courir plus longtemps, plus vite, s’entraîner pour une course ou même un marathon. Pourquoi tant d’adeptes ? Parce que la course a pied apporte énormément de bienfaits, tant sur le plan physique que psychologique. « Lorsque l’on court, le cerveau secrète des molécules comme les endorphines et la dopamine : des neurotransmetteurs du cerveau qui sont en quelque sorte des antidépresseurs naturels. Les runneurs vont donc ressentir ce bien-être et même le rechercher en rendant leur pratique régulière », explique le Dr Romain Baufort, médecin du sport à Paris.

 

Remodeler la silhouette

 

Comme toute activité d’endurance à intensité modérée -vélo ou natation par exemple- le running aide à prévenir les maladies cardio-vasculaires. Il permet aussi de perdre de la masse grasse, de se muscler et de remodeler la silhouette. « Par ailleurs, le running offre des atouts spécifiques : par les impacts des pieds sur le sol, on solidifie son squelette, on renforce le cartilage. Ce sont des tissus vivants qui ont besoin d’être stimulés. Ainsi on réduit les risques de fragilité osseuse et cartilagineuse. De plus, si on ne dépasse pas 50 km par semaine,  on ne s’expose pas à un risque accru d’arthrose», précise le Dr Baufort. Autre source de satisfaction : courir deux à trois fois fois par semaine, c’est aussi arriver à prendre du temps pour soi, à prendre soin de soi et à faire une pause dans le tumulte de la vie moderne. Attention, il vaut mieux pratiquer avec modération. Des chercheurs danois ont suivi différents groupes de runners: ceux qui couraient le plus avaient quasiment la même probabilité de mourir que les personnes sédentaires. En revanche les coureurs «modérés», n’excédant pas deux heures et demi de running par semaine, affichaient le plus faible taux de mortalité.

 

Brigitte-Fanny COHEN