Faire bouger les enfants pour faire bouger leurs parents !


En cette rentrée scolaire, des écoles primaires de la région de Montpellier mettent l’accent sur l’activité physique. Une opération originale appelée le Grand Défi. Son objectif : mettre au sport les enfants… et leurs parents !

Les études scientifiques le montrent : l’adoption d’un style de vie actif durant l’enfance permet de prévenir des maladies chroniques pouvant se développer à l’âge adulte : maladies cardio-vasculaires, diabète, obésité et même certains cancers. Néanmoins, les enquêtes nationales les plus récentes rapportent qu’à peine 30% des enfants en France ont une activité physique suffisante pour atteindre cet objectif : soit une heure par jour. C’est pourquoi l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM), en partenariat avec la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports et les autorités de santé, a initié ce projet appelé le Grand Défi : il s’agit de promouvoir l’activité physique quotidienne chez les enfants âgés de 7 à 11 ans dans les écoles primaires, afin que ces derniers puissent atteindre une heure de sport par jour, à l’école et en dehors de l’école.

Quand les enfants transmettent à leurs parents

L’idée, c’est aussi d’inculquer cette pratique dès l’enfance pour qu’elle se perpétue tout naturellement à l’âge adulte. « Autre objectif, et il est de taille : nous partons du principe qu’en sensibilisant les enfants à l’activité physique, ils sensibiliseront leurs parents. Nous allons prouver que les enfants sont d’excellents vecteurs pour la promotion de la santé», explique le Pr Jacques Domergue, directeur de l’ICM. Dans plusieurs écoles où le Grand Défi a débuté début 2015, on a pu constater que beaucoup d’élèves sédentaires s’étaient pris au jeu, et avaient même fait bouger des mamans qui n’avaient jamais fait de sport. Une première étude sur 306 enfants de 7 à 11 ans et leurs parents a montré que les objectifs pouvaient être atteints. Les enfants sont donc une pièce essentielle de ce dispositif, qui va s’amplifier dans la région de Montpellier et concerner davantage d’écoles. Il pourrait être un modèle pour toutes les écoles primaires de France.

Brigitte-Fanny Cohen