Varicelle : en recrudescence en France


Douze régions de France sont particulièrement touchées actuellement par la varicelle. Une maladie très contagieuse mais bénigne dans la grande majorité des cas.

 

 

La varicelle est une affection d’origine virale, très répandue, qui touche chaque année 600 000 à 700 000 personnes, en grande majorité de jeunes enfants. Les symptômes sont bien connus: légère fatigue, fièvre à 38°C, maux de tête, quelquefois des douleurs au ventre puis apparition de vésicules sur la peau. Pas de règle : les éruptions peuvent être discrètes ou abondantes. Certains enfants n’auront que quelques boutons,  d’autres des centaines y compris sur le cuir chevelu ou la voûte plantaire. Au bout de quelques jours, ils sèchent et une croûte se forme. Très souvent ces vésicules et ces croûtes démangent furieusement. Mais il est primordial d’éviter de se gratter. Et ce pour deux raisons : les ongles sales favorisent le risque de surinfection et le grattage peut entraîner l’apparition de cicatrices inesthétiques et définitives.

 

 

Vacciner : pour qui et pourquoi ?

 

 

Il n’existe pas de traitement spécifique. Si les démangeaisons sont importantes, le médecin peut prescrire des anti-histaminiques, médicaments employés habituellement contre les allergies. En cas de fièvre, l’aspirine est contre-indiquée mais on peut utiliser le paracétamol. L’essentiel repose sur des mesures d’hygiène : doucher l’enfant, le tamponner avec la serviette de bains sans frotter, et lui faire porter des vêtements couvrants pour empêcher le grattage. Il existe deux vaccins contre la varicelle mais les autorités de santé françaises ne recommandent cette vaccination qu’aux plus de douze ans qui n’ont jamais contracté cette maladie.  Car le risque de complications, faible chez l’enfant, est important chez l’adulte. Bien sûr, les médecins peuvent aussi prescrire ce vaccin bien toléré et efficace, au cas par cas, en fonction de certaines situations particulières. Actuellement, selon le réseau de surveillance Sentinelles, on observe une hausse des cas plus particulièrement sensible en Pays de la Loire, Champagne-Ardenne, Corse, Haute-Normandie, Ile-de-France, Franche-Comté, Basse-Normandie et Midi Pyrénées. Mais les nombreux ponts de mai auront sans doute un effet bénéfique : les enfants vont moins fréquenter les écoles et les crèches, et les risques de contagion seront ainsi minimisés.

 

 

 

 

Brigitte-Fanny COHEN