Le stérilet : idées vraies/idées fausses


La journée mondiale de la contraception aura lieu le 26 septembre. Suite à la polémique sur la pilule, de plus en plus de femmes se tournent vers le stérilet.

 

Les ventes des pilules de 3ème et 4ème génération ont chuté de 60% en un an. En cause : la « crise » de la pilule début 2013 qui a mis en lumière le risque accru d’accident thromboembolique, et les mises en garde de l’Agence du médicament (ANSM). Cette baisse des ventes profite au stérilet, qu’il s’agisse du stérilet au cuivre ou du stérilet hormonal. Cependant, de nombreuses idées reçues circulent encore sur ce mode de contraception. « Déjà, il ne faut plus parler de stérilet mais de dispositif intra-utérin (DIU). Dans le mot stérilet, on entend stérilité. Or, contrairement à ce qui a pu être dit dans le passé, le DIU ne favorise ni la stérilité, ni les grossesses extra-utérines. On peut d’ailleurs poser un DIU hormonal aux femmes qui ont eu, dans le passé, une grossesse extra-utérine. », explique le Dr Thierry Harvey, gynécologue, chef de service la maternité de l’hôpital des Diaconesses à Paris.

 

Le stérilet plus efficace que la pilule

 

Une nouveauté : la commercialisation d’un stérilet hormonal, de plus petite taille, muni d’un applicateur plus étroit. Et donc plus facile à poser chez les femmes qui n’ont pas encore eu d’enfant. « Pendant longtemps, on a prétendu que le DIU ne pouvait pas convenir à ces dernières. C’est faux. Cela fait des décennies qu’en Grande-Bretagne cette pratique existe par exemple. Et l’arrivée d’un DIU plus petit va sans doute réduire les réticences», souligne le Dr Harvey. Autre idée reçue, qui a été balayée par une étude parue en 2012 dans le New England Journal of Medicine : le stérilet n’est pas moins efficace que la pilule. Au contraire ! L’étude constate qu’il existe davantage de grossesses non désirées sous pilule qu’avec un DIU. Et pour cause : on peut oublier de prendre sa pilule, mais on ne peut pas oublier son stérilet.

 

 

Brigitte-Fanny Cohen