A l’école de l’atopie


 

La dermatite atopiqueconcerne 10 à 15% des tout-petits. Plusieurs écoles de l’atopie se sont ouvertes en France : mieux comprendre sa maladie, et les traitements qu’il faut utiliser, ça change tout !

 

La dermatite atopique est une maladie de la peau qui peut apparaître dès le plus jeune âge: dans 80% des cas avant six mois.Des plaques d’eczéma apparaissent sur les joues, les bras et des jambes. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, cet eczéma se loge dans les plis articulaires: genoux, coudes, poignets et parfois derrière les oreilles.  La dermatite atopiqueévolue par récidives et rémissions. Les poussées provoquent des boutons, des rougeurs, des démangeaisons qui perturbent le sommeil de l’enfant… Et parfois celui de toute la famille. En dehors des crises, il ne faut pas baisser la garde : l’enfant garde une peau très sèche et irritable qu’il faut soigneusement hydrater. Ou sinon gare aux récidives. « Le traitement de la dermatite atopique est un combat quotidien. Il faut savoir comment on l’utilise et pourquoi on l’utilise », souligne le Pr Christine Bodemer, chef du service de dermatologie à l’hôpital Necker à Paris.

 

Enfants et parents à l’école

 

Heureusement plusieurs écoles de l’atopie ont ouvert leurs portes, dans plusieurs hôpitaux et villes de France. Une équipe pluridisciplinaire apprend aux famillesà lutter principalement contre la sécheresse cutanée (par applications de crèmes émollientes ou hydratantes une à deux fois par jour), contre l’inflammation (par des crèmes à base de cortisone qui calment les démangeaisons et résorbent l’eczéma au moment des poussées). « Ces programmes d’éducation thérapeutique ont plusieurs finalités : tout d’abord expliquer aux parents ce qu’est une peau atopique et pourquoi la barrière cutanée est fragile. En avoir une bonne compréhension permet de mieux adhérer aux traitements qui seront plus efficaces. Ces écoles servent aussi à répondre aux questions du quotidien : oui, on peut donner un bain, indispensable, mais sous certaines conditions pour ne pas accentuer la sécheresse de la peau. Non, il est inutile voire dangereux de mettre l’enfant au régime, sauf s’il est allergique à un aliment… », explique le Pr Bodemer.  Ces écoles de l’atopie vont faire l’objet d’une évaluation nationale. D’ores et déjà, les familles ont répondu à des questionnaires sur la qualité de vie. Elles estiment qu’elles retirent de ces écoles un bénéfice immédiat, tant sur le plan des soins corporels, que le sur le plan psychologique. Un plus indéniable pour des parents désorientés au départ par cette maladie.

Brigitte-Fanny COHEN

Pour connaître la liste des écoles de l’atopie :
dev.fondation-dermatite-atopique.org