La bicyclette aquatique contre l’insuffisance veineuse


Ce sport fait de plus en plus d’adeptes. Tant mieux : il permet de lutter contre l’insuffisance veineuse, la rétention d’eau et la cellulite.

Deux façons de pratiquer la bicyclette aquatique : en solo dans une cabine individuelle (waterbike) ou en groupe dans une piscine en suivant les conseils d’un coach sportif (aquabike). Le vélo est immergé et on pédale en rythme pendant 30 à 45 minutes, l’eau jusqu’à la poitrine. Point important : la piscine ou la cabine vont produire des courants dans l’eau, autrement dit des jets et des bulles un peu comme dans un jaccuzi. Du coup, la bicyclette aquatique cumule deux principes actifs : le pédalage dans l’eau et le massage que ces courants procurent sur les jambes.

 

Des bénéfices en cascade

Plusieurs études ont été réalisées sur la bicyclette aquatique. Elles montrent que cette activité physique permet de lutter contre l’insuffisance veineuse, une maladie chronique qui concerne, à des degrés divers, 18 millions de Français. « Quand on pédale dans l’eau, on agit sur les muscles profonds posturaux : 80% des veines des jambes sont situées dans ces muscles qui sont aussi ceux qu’on utilise moins dans la vie quotidienne, quand on marche notamment. Pédaler dans l’eau, en baissant le talon, est un moyen naturel et très performant d’améliorer ces muscles et donc la tonicité des veines qu’ils renferment », explique le Dr Philippe Blanchemaison, phlébologue à Paris. La résistance de l’eau étant 12 fois plus élevée que celle de l’air, cette activité sportive permet de faire travailler également les muscles de l’avant et de l’arrière de la jambe. Et les courants qui sont produits sous l’eau agissent sur la rétention d’eau : « ils permettent un véritable drainage actif, puisque la personne contracte ses muscles en pédalant. Un massage encore plus efficace que le drainage lymphatique manuel », estime le Dr Blanchemaison. Sur le plan esthétique, la bicyclette aquatique atténue la peau d’orange, même si elle ne la fait pas disparaître.

Brigitte-Fanny Cohen