SAINT-VALENTIN: QUAND L’AMOUR RIME AVEC SANTE


Les spécialistes découvrent les vertus médicales de l’amour et de la sexualité, grâce à de récentes études scientifiques.
De façon implicite,  on le sait depuis la nuit des temps: le fait d’être amoureux, d’être en accord avec l’autre et d’avoir une sexualité satisfaisante procure un bien-être évident tant pour le corps que pour l’esprit. Mais, grâce à plusieurs études récentes, on découvre peu à peu que l’amour physique a un impact réel sur la santé. Il serait à l’origine de réactions hormonales bénéfiques.

Une prévention de certains cancers
Une de ces études, publiée dans le Journal of the American Medical Association, a fait couler beaucoup d’encre. Selon elle, l’acte sexuel pourrait jouer un rôle favorable vis à vis du cancer de la prostate : faire l’amour permettrait de réduire de 30% l’apparition de ce cancer. « Une autre étude, réalisée sur 2500 hommes confirme cette donnée : ceux  qui avaient cinq rapports –ou cinq éjaculations – par semaine voyaient leur risque de cancer de la prostate chuter d’un tiers, par rapport à ceux qui n’avaient que quatre à sept rapports par mois. L’éjaculation pourrait agir comme un massage de la prostate : cela permettrait d’éliminer un certain nombre de toxines, et donc de molécules potentiellement cancérigènes. Mais attention, le fait d’avoir une sexualité régulière n’est pas non plus une protection assurée contre le cancer de la prostate », souligne le Pr François Haab, urologue à l’hôpital Tenon à Paris. Autre étude surprenante, publiée par des chercheurs australiens dans la revue Breast Cancer Research Treatement : elle montre que les préliminaires amoureux pourraient prévenir, cette fois-ci chez la femme, le cancer du sein. « Les caresses sur la poitrine stimulent le mamelon, ce qui entraîne une production accrue d’une hormone appelée « ocytocine ». Cette dernière aurait un effet protecteur pour le sein », explique le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue-andrologue. D’ailleurs l’ocytocine, c’est aussi l’hormone qui est fabriquée en plus grandes quantités lorsqu’une femme de allaite son bébé. Et les données actuelles montrent qu’un allaitement prolongé est une mesure protectrice contre le cancer du sein. A quand le sexe sur ordonnance ?

Brigitte-Fanny COHEN