REPAS DE NOEL : QUAND PLAISIR RIME AVEC DIETETIQUE


Et non, réveillon ne rime pas seulement avec calories. Les aliments des fêtes apportent aussi un certain nombre de bénéfices sur le plan nutritionnel… à condition de les consommer avec modération et de ne pas forcer sur les boissons alcoolisées.

 

Une dinde pas si dinde

Un repas de Noël sans dinde n’est pas un vrai repas de Noël. Et on aurait tort de se priver de cette viande pauvre en cholestérol et particulièrement maigre : seulement 2 à 6% de graisses si on enlève la peau, autrement dit beaucoup moins que dans une entrecôte ou un rôti de veau. De plus, elle est riche en protéines, en fer et en vitamine PP. La dinde de Noël rebute parfois ceux qui sont au régime : c’est la sauce d’accompagnement et les marrons qui apportent les calories. Sans tourner le dos aux traditions, on peut cuisiner plus léger en mélangeant marrons et légumes verts.

 

Caviar ou œufs de lump ?

Le caviar –le vrai- est composé d’œufs d’esturgeon légèrement salés. Il est riche en protéines (25g pour 100g), en fer (1,4 mg) mais aussi en purines, c’est pourquoi il est déconseillé aux personnes souffrant de goutte. Généralement on le consomme avec modération, pour ne pas dire avec parcimonie. Et c’est une bonne chose car il est riche en graisses (17g) et en cholestérol (440mg). Avantage des œufs de lump : ils sont deux fois moins énergétiques que le caviar (115 calories contre 260 calories pour 100g) ….. et beaucoup moins ruineux !

 

Le foie gras au hit-parade des calories

Comme son nom l’indique, le foie gras est gras. Et calorique : 462 calories pour 100g. Il se déguste donc avec modération. Mais il faut aussi souligner les atouts de cet aliment de fêtes : ses graisses sont essentiellement constituées d’acides gras mono-insaturés qui joueraient un rôle dans la prévention des maladies cardio-vasculaires.

 

Fruits de mer : le pour et le contre

On peut les savourer sans complexes ni remords pour sa ligne… à condition de ne pas forcer sur la mayonnaise. Les fruits de mer ont des qualités nutritionnelles remarquables. La chair des crustacés (crevettes, tourteaux, homard…) contient autant de protéines que celle des poissons. Coquillages et crustacés sont des aliments peu gras (seulement 1 à 2% de lipides, exception faite de la palourde qui en renferme 10%). Certains contiennent beaucoup de fer, la plupart regorgent d’iode : un véritable cocktail de vitamines, minéraux et oligo-éléments. Le problème, c’est de s’assurer de leur fraîcheur. Et de faire le bon choix : 4% des toxi-infections alimentaires proviennent encore des fruits de mer.

 

Le saumon : fumé ou pas

Comme tous les poissons, il apporte des protéines de bonne qualité mais aussi des vitamines A et D. Atout du saumon : les Omega 3, ces acides gras présents dans la graisse des poissons. Si l’intérêt de prendre des gélules d’Omega 3 est très controversé, en revanche les spécialistes s’accordent à dire qu’une alimentation variée et riche en Omega 3 est bénéfique pour le système cardio-vasculaire. Revers de la médaille : le saumon fumé est bien plus calorique que les fruits de mer. Attention aux à-côtés : toasts généreusement beurrés ou blinis dégoulinant de crème fraîche. A consommer nature ou avec un filet de citron pour les personnes au régime.

 

Brigitte-Fanny COHEN