ATTENTION AUX PIQURES DE L’ETE


Pendant l’été, les vacanciers croisent parfois, au bord de la mer, des bestioles pas très sympathiques. Soyez prêts à réagir.

Les oursins

Cet animal inoffensif –tout du moins pour les espèces présentes en Europe- reste accroché à son rocher, jusqu’à ce qu’un baigneur lui marche dessus. Ses épines (ou piquants) cassent alors sous la peau, et s’y plantent comme des échardes. Elles ne sont pas vénéneuses mais pas toujours très propres. Il faut donc désinfecter, ce qu’on peut faire avec de l’eau de Javel diluée. Bien sûr, il faut retirer les débris des piquants. Une des techniques, parfois utilisée dans des postes de secours, consiste à utiliser un ruban adhésif épais. La pince à épiler peut trouver aussi toute son utilité.

Les méduses

La piqûre d’une méduse est particulièrement douloureuse et elle s’accompagne de lésions d’urticaire dans la demi-heure qui suit. Des traces rouges peuvent persister pendant plusieurs jours. Cet ennemi du baigneur sévit grâce aux millions de petites capsules urticantes qui tapissent ses tentacules. Ces dernières peuvent avoir plusieurs mètres de longueur, mais elles ne sont guère plus épaisses qu’un cheveu. Ne soyez pas téméraire si on annonce un banc de méduses et renoncez à vous baigner. Une fois piqué : direction le poste de secours. Ne pas frotter, laver la blessure à l’eau de mer, ou avec une compresse d’alcool ou de vinaigre. La sensation de brûlure peut être calmée par de la glace. On peut aussi appliquer sur la peau mouillée du sable sec, afin de piéger les invisibles cellules urticantes. Pour se débarrasser de ces dernières, il suffit ensuite de faire tomber le sable, à l’aide d’une carte de crédit ou de téléphone. Souvent utile : une crème cicatrisante ou à base de corticoïdes.

Les vives

Ce poisson est sournois. Il se tapit dans le sable et pique quand on lui marche dessus. Et cela fait vraiment très mal ! Difficile de le repérer : il ne laisse dépasser qu’une partie de sa tête, hérisse ses épines et injecte son venin. Heureusement ce dernier est thermolabile, autrement dit il se dissout sous l’effet de la chaleur. Pour apaiser la douleur, on peut plonger son pied dans une bassine d’eau chaude ou approcher de la piqûre le bout incandescent d’une cigarette. Eviter quand même de se brûler…
 
Brigitte-Fanny COHEN