DESTINATIONS SOLEIL


Farniente sur la plage, promenade en ville ou détente à la campagne ? Quelque soit la destination, le soleil cogne pendant les vacances. Pour éviter ses mauvais coups, il faut se protéger.
« Dose érythémale minimale ». Derrière ce drôle de nom, contracté par D.E.M, se cache la quantité minimum d’ultraviolets qui provoque un coup de soleil. Elle varie en fonction de la saison, de l’emplacement géographique, mais surtout de notre type de peau : plus celle-ci sera claire, plus la D.E.M sera petite. Par exemple, il suffit de dix minutes d’exposition sans protection à une peau opaline pour être brûlée alors qu’une peau mate tiendra une petite demi-heure avant d’attraper un coup de soleil. Partant du principe que l’épiderme chauffe à partir de 3 D.E.M, et que 5 D.E.M provoquent carrément des cloques, cette dose érythémale minimale est à considérer sérieusement lorsque nous offrons notre peau aux caresses estivales ! En France métropolitaine, c’est entre les mois de mai et d’août que le rayonnement solaire est le plus intense. Mais si vous vous rapprochez des tropiques, les rayons cognent avec presque la même vigueur toute l’année !

Promenades en ville

Juin signe les premières douceurs estivales. Et le soleil peut déjà agresser les zones du corps qui ne sont pas habillées. A la terrasse d’un café, ou en ballade shopping dans les rues, les ultraviolets sont présents mais mordent heureusement avec moins de rage que leurs camarades exotiques. Les peaux claires ou sensibles doivent penser à se protéger avec une crème solaire sur le visage et les bras, le temps d’une promenade ou d’une pose déjeuner en terrasse. Il ne faut pas oublier que la pollution citadine fragilise la couche d’ozone qui filtre moins les UV.

Des vacances à la mer

Fin juin, début juillet… Ca y est : c’est les vacances ! Les corps se dénudent sur les plages et s’abandonnent complètement aux rayons du soleil. Là, aux premières expositions, pas de quartier pour les peaux claires ou plus foncées : les U.V frappent sans compter. Une crème solaire, avec un fort indice de protection, s’impose à tous. Sur la plage, sur le pont d’un bateau ou dans l’eau, la réverbération est particulièrement puissante et peut provoquer de sérieux coups de soleil. Au fil des jours et du bronzage, seules les peaux mates pourront se permettre de baisser progressivement l’indice de protection à condition de ne pas s’exposer aux heures les plus dangereuses de la journée, donc entre midi et seize heures.

Escapades bucoliques

A la campagne, l’herbe, comme la terre, réverbèrent moins de 10% du rayonnement UV (alors que cette proportion peut atteindre 80% pour la neige fraiche !). L’effet boomerang des UV sur la peau est moins à craindre car les plantes absorbent le rayonnement. Il n’empêche, une protection solaire est indispensable : à choisir en fonction de sont type de peau. Et pour ne pas se tromper dans les indices, le plus sage est de demander conseil à son médecin ou son pharmacien.

 

 

Brigitte-Fanny Cohen

 

 

Des astuces en plus
– Gare au bronzage artificiel : il n’a aucun effet protecteur ou de préparation au bronzage. Au contraire, les UV artificiels reçus en cabine se cumulent à ceux du vrai soleil et augmentent les risques de cancer.
– Méfiez vous aussi des fausses impressions de fraicheur sous une petite brise marine ou un ciel nuageux ! Les UV passent quand même.
– Même déjà hâlés, il faut continuer à utiliser des crèmes solaires. Le bronzage est une « barrière » naturelle fabriquée par la peau pour se protéger du soleil. Il correspond à un indice de protection entre 3 et 5. Il ne filtre qu’une très petite quantité des UV.
– Les lunettes de soleil sont indispensables. Assurez-vous qu’elles portent la norme CE pour une réelle protection.
– Ne conservez pas vos produits entamés d’une saison à  l’autre car les filtres solaires se dégradent au fil des mois.